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Marianne Maric
« Je ne vois pas la ... cachée dans la forêt »

Performance proposée par Marianne Maric
Avec Matthias TJ Grimme et Julia Jaeger.

CAC Brétigny, dimanche 18 octobre 2009



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Marianne Maric propose la décontextualisation de la pratique du Shibari, une technique issue du bondage. Elle souhaite sortir des références de cette pratique, pour les inscrire dans un rapport au corps, graphique et plastique, en utilisant le titre de la performance issu d'une peinture de Magritte qu'elle utilise comme partition pour cette performance. Dans la peinture une femme nue pose seule entourée des portraits photographiques de seize surréalistes, tous des hommes qui ferment les yeux renvoyant ainsi à un public hypothétique.





René Magritte « Je ne vois pas la [femme] cachée dans la forêt » (1929)

Huile sur toile d’une femme nue entourée des portraits photographiques, de face les yeux fermés, de seize surréalistes, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du coin supérieur gauche : Maxime Alexandre, Louis Aragon, André Breton, Luis Buñuel, Caupenne, Paul Éluard, Marcel Fourrier, René Magritte, Albert Valentin, André Thirion, Yves Tanguy, Georges Sadoul, Paul Nougé, Camille Goemans, Max Ernst, Salvador Dali



Le Shibari
Le Shibari est aujourd'hui une spécialité érotique nippone, consistant à attacher des personnes avec art et raffinement.

Cette pratique remonte très loin dans les siècles passés. C'était au départ, une technique guerrière où les prisonniers étaient attachés de façon rituelle.
A chaque nature de crime était associée une technique particulière de faire les noeuds qui tenait compte également du rang social du prisonnier.

A l'époque, Tokugawa (XV et XVIème siècle), le Code Pénal prévoyait 4 types de "punition" à l'encontre des prisonniers, dont la suspension avec des cordes, baptisée Kinbaku, était la plus grave puisqu'elle pouvait aller jusqu'à la mort.
Pendant la période Edo (1603-1869), le "Hojojutsu", signifiant littéralement "l'art d'attacher avec de la corde", était considéré comme un art martial, dont les règles étaient de ne pas permettre au prisonnier de se glisser hors de ses liens ; ne pas causer de séquelles physiques ou mentales ; ne pas divulguer les techniques utilisées ; faire en sorte que le résultat soit agréable à regarder.

C'est bien sûr le dernier point qui a permis de donner naissance à ce que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de Shibari.

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