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Sanja Ivekovic
Eve’s Game, 2009

Une performance proposé par Pierre Bal-Blanc,
en présence de l’artiste, dans le cadre du festival
Playtime au Bétonsalon en avant première de l’exposition « Réversibilité » au CAC Brétigny


Samedi 10 octobre, 16h, au Bétonsalon, Paris



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La performance créée par Sanja Ivekovic s'appuie sur un document historique, la photographie réalisée par Julian Wasser pendant la rétrospective de Marcel Duchamp au musée de Pasadena en 1963. L'image devenue une icône
pour le monde artistique est reconstituée dans l'espace d'exposition de Bétonsalon ouvert au public. Dans cette image rejouée sous forme de performance, l'artiste prend physiquement la place de Marcel Duchamp et positionne en face d'elle, le commissaire nu qui est à l'origine de son invitation à réaliser ce projet.

Eve Babitz qui pose pour la photo avait 2O ans à l'époque de la prise de vue, elle a contribué à plusieurs magazine (Ms Magazine, Harper's Bazaar), publiée plusieurs livres au sujet des icônes de la mode, du cinéma à Hollywood (Eve's Hollywood, 1974 - L.A. Woman, 1978) et du design, sur Sottsass et la marque Fiorucci en 1981. Elle a aussi écrit des nouvelles (Sex & Rage, 1979) au sujet des surfeuses en Californie dans les années 60, et réalisé des couvertures de disque et de magazine. Devenue elle-même une sorte d'icône underground façon Beverly hills, elle répond à son tour à une interview de Paul Karlstrom (critique et historien de l'art) en juin 2000 pour les archives de l'histoire oral du Smithsonian Institute of American art.



« Marcel Duchamp and Eve Babitz pose for the photographer Julian Wasser during the Duchamp retrospective at the Pasadena Museum of Art, 1963 – Image Copyright © 2000 Succession Marcel Duchamp, ARS, N.Y./ADAGP, Paris »


Sanja Ivekovic substitue à la partie d'échec, un dialogue tiré de l'interview entre Eve Babitz et Paul Karlstrom, rythmé par la pendule caractéristique de ce jeu. Si l'artiste reprend le personnage de Duchamp, elle incarne par contre, les réponses d'Eve face au commissaire dévétu qui conduit l'interview. Dans ce jeu de réversibilité des rôles, Sanja Ivekovic propose de produire l'archéologie en directe de tous les niveaux que recèle cette image. La performance se conclut par la projection d'une vidéo amateur téléchargée sur YouTube de la chanson « Strange Idea of Love » chantée par Eve Babitz dans le club londonien The Lost Society.
http://www.youtube.com/watch?v=w-R5IbJm4S4



http://www.aaa.si.edu/collections/oralhistories/
Oral history interview with Eve Babitz, 2000 Jun 14
The oral history transcript is the result of a tape-recorded
interview with Eve Babitz on June 14, 2000. The interview took
place in Hollywood, California, and was conducted by Paul Kar
lstrom for the Archives of American Art, Smithsonian Institution.
The reader should bear in mind that he or she is reading
a transcript of spoken, rather than written, prose.




*Sanja Ivekovic a participé à la 10ème Biennale Internationale d'Istanbul (2007), la documenta 12 (2007) et la documenta 11 (2002) à Kassel, et la Manifesta 2 (1998) au Luxembourg. Autres expositions (sélection) : re.act.feminism – performance art of the 1960s and 70s today, Akademie der Künste, Berlin, 2008–2009; As soon as I open my eyes I see a film. Experiment in the art of Yugoslavia in the 60’s and 70’s, Museum of Modern Art, Varsovie, 2008; The Order of Things, MuHKA, Anvers, 2008; Living Currency/La Monnaie Vivante, Tate Modern, Londres, 2008; Forms of Resistance – Artists and the Desire for Social Change from 1871 until the Present, Van Abbemuseum, Eindhoven, 2007; WACK! Art and the Feminist Revolution, The Museum of Contemporary Art, Los Angeles, 2007; Die Regierung. Paradiesische Handlungsräume, Secession, Vienne, 2005; Now What? Dreaming a better world in six parts, BAK, basis voor actuele kunst, Utrecht, 2003; et After the Wall, Moderna Museet, Stockholm, 1999–2000.


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