[site temporaire]

CAC Brétigny
Centre d’art contemporain
Rue Henri Douard
91220 Brétigny-sur-Orge
France
+33 (0)1 60 85 20 78
info@cacbretigny.com
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Plan


Entrée libre. Ouvert du mardi au samedi et le dimanche 30 juillet, de 14h à 18h.
Fermé les 25 mai et 14 juillet.
Nocturnes les soirs de représentation au Théâtre.

Accès depuis Paris en RER C (30 minutes environ).
Toutes les 15 minutes trains BALI, DEBA, DEBO, ELBA direction Dourdan, Saint-Martin d’Étampes, arrêt Brétigny.





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Discours primal—Liz Magic Laser

13.05—30.07.2017

Dimanche 30 avril, 11h-13h / 15h-17h
Thérapie politique—Workshop
Inscription indispensable: reservation@cacbretigny.com

Samedi 13 mai à partir de 17h
Vernissage
Navette gratuite sur réservation: reservation@cacbretigny.com
Départ à 16h30 du 104 avenue de France, 75013 Paris.


Communiqué de presse
Une des scènes de film qui m’a le plus marquée ces dernières années est celle où l’on voit Julianne Moore, alias Havana Seegrand, aux prises avec son coach Stafford Weiss, interprété par John Cusack, dans Maps to the Stars de David Cronenberg, adapté du livre culte de Bruce Wagner.

La femme est allongée à plat ventre sur un matelas de gymnastique, l’homme positionné derrière elle lui intime d’extirper par des cris les angoisses de sa relation passée et présente avec sa mère, célèbre actrice décédée. L’actrice hurle ainsi, le visage baigné de larmes, des messages de bienvenue à l’attention du fantôme maternel, «Mi casa es tu casa!».

La thérapie pratiquée de manière évidemment caricaturale par Stafford Weiss est connue sous le nom de «Thérapie primale». Très en vogue dans les années 1970 aux États-Unis, elle fut développée par l’américain Arthur Janov. Il s’agit d’un travail de régression pour retrouver la très petite enfance et parvenir à la formulation d’un cri issu de cette période dite primale. Liz Magic Laser ressuscite cette pratique dans son intégrité en 2017, à l’occasion des élections présidentielles américaines et françaises.

Dans son film Primal Speech, Liz Magic Laser filme ainsi un groupe de personnes confiné dans une chambre d’isolement capitonnée. Chacune, aiguillée par un coach, va fouiller en elle les fondements de ses relations aux hommes et femmes politiques qui peuvent potentiellement la diriger. Dans un renversement proche de «l’Anti-Œdipe» de Deleuze & Guattari, Liz Magic Laser met à jour nos motivations les plus subjectives et enfantines en tant que citoyens.

Primal Speech poursuit la projection par l’artiste de nos relations ambiguës et conflictuelles à l’autre. L’exposition présente ainsi plusieurs des travaux précédents de Liz Magic Laser expressément traduits ou doublés. My Mind is My Own et The Thought Leader, menés par des enfants acteurs, mettent en scène des individus utilisant des méthodes de développement personnel pour prendre part aux formes populaires du discours public et les critiquer.

Plusieurs pièces montrent le système d’expression oratoire codifié par François Delsarte, chanteur, pédagogue et théoricien du mouvement et de la voix en France. L’exposition est conçue comme un espace à usager, afin de se mettre soi-même au travail.

«Discours primal» est la première exposition monographique en France de l’artiste américaine Liz Magic Laser.

Céline Poulin


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Liz Magic Laser (1981, New York) vit et travaille à Brooklyn (New York, Etats-Unis). Son travail de vidéaste et de performeuse a fait l’objet d’expositions monographiques au Kunstverein Göttingen (Allemagne, 2016), au Mercer Union de Toronto (Canada, 2015), à la galerie Wilfried Lentz à Rotterdam (Pays-Bas, 2015), à la galerie Various Small Fires à Los Angeles (États-Unis, 2015), à la Paula Cooper Gallery à New York (États-Unis, 2013), à la Westfälischer Kunstverein de Münster (Allemagne, 2013), à DiverseWorks à Houston (États-Unis, 2013) ainsi qu’à la Mälmo Konsthall (Suède, 2012). Elle a également participé à des expositions collectives au Swiss Institute à New York (2016), au Museum of Contemporary Art de Cleveland (2016), au Whitney Museum of American Art à New York (2015) ainsi que dans le cadre des 12e Expositions suisses de sculpture de Bienne ESSSPA (2014), à la Lisson Gallery à Londres (2013), au Musée d’art moderne de Moscou (2012), dans le cadre de la Biennale Performa 11 de New York (2011) et de la Biennale d’arts graphiques de Ljubljana (2011), ainsi qu’au MoMA PS1 à New York (2010). Liz Magic Laser s’est vu décerner divers prix et récompenses, parmi lesquels celui de l’Alfried Krupp von Bohlen und Halbach Foundation et le Southern Exposure Off-Site Graue Award en 2013, le New York Foundation for the Arts Fellowship en 2012 et le Franklin Furnace Fund for Performance Art en 2010. Une exposition monographique lui sera consacrée à partir de mai 2017 au Jupiter Artland (Écosse). Liz Magic Laser est représentée par les galeries Various Small Fires à Los Angeles et Wilfried Lentz à Rotterdam.






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Vocales

04.02—23.04.17
[Exposition passée]

Une exposition de
Céline Poulin
Marie Preston
Stéphanie Airaud

Avec
Esther Ferrer
Núria Güell
Adelita Husni-Bey
Leigh Ledare
Devora Neumark
Christian Nyampeta
Marie Preston
Sébastien Rémy
Till Roeskens
Cyril Verde


Pour créer ensemble, au début, il faut accepter l’indétermination et accueillir l’antagonisme, puis tâtonner, laisser advenir les discussions et travailler les ajustements. Ces points de départ et ces processus de création nous semblent favoriser—quelle qu’en soit l’issue—la construction des relations et la créativité de chacun.

Oui (je te coupe, excuse-moi), depuis le temps qu’on en parle—mais a-t-on jamais assez de temps pour la conversation?—à votre avis, à quel moment arrive la multiplicité des voix? Le «je» qui se mêle au «nous»? Mais y a-t-il simplement un «nous»?

Et ensuite? Quel est le devenir de ces paroles échangées? Art? Empowerment? Actions sociales? Et les objets et les mots qui en émergent? Leur réception?

Pour moi, ce qui est important, c’est que la voix est «radicalement sociale autant qu’individuelle, [elle] signale la manière dont l’homme se situe dans le monde et à l’égard de l’autre» (Paul Zumthor).

C’est pourquoi des prises de parole seront incluses dans l’exposition. On ne dissocie pas les différentes modalités d’énonciation (quotidienne, universitaire, poétique, issue des œuvres, des processus, des recherches théoriques…), on pense un dispositif spécifique pour accueillir les échanges. On expose des paroles et leur évanescence, mais aussi ce qu’elles produisent, ou du moins une partie. On imagine entendre les diverses interventions résonner avec les œuvres et documents matérialisés.

Reprenons un extrait du texte scientifique écrit pour préparer les deux journées d’étude: «nous nous attacherons […] à penser la manière dont chaque individu à la rencontre de l’Autre voit résonner en lui les voix multiples qui l’habitent. La création coopérative rend sensible cet état où chacun tente de jongler habilement avec cette multitude intérieure.»

Intérieure mais aussi extérieure je pense. Dans l’oralité, il y a un va-et-vient entre le collectif et l’individuel: chaque mot ou parole est imprégné d’une mémoire qui s’amplifie et se modifie dans les échanges. Il y a une actualisation du soi et du nous à chaque moment. Et dans cette importance de l’ici et maintenant, se mêlent le passé et l’avenir. Cette mémoire est aussi celle des significations et des contextes différents dont est chargé chaque mot énoncé par autrui.

Comment traduire alors? D’une subjectivité à l’autre, d’un imaginaire à l’autre, d’une langue à l’autre…

Tu penses que c’est possible?

Oui. Mais seulement si la traduction rend compte de la présence de l’autre en nous et dans nos langages.

La traduction n’est-elle alors pas simplement une autre façon d’appeler ces tentatives artistiques construites autour de l’expérience de l’altérité?

Hum… Tu crois?


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JUMP

19.11.16—22.01.17
[Exposition passée]

Le saut (JUMP) est le passage d’un plan à l’autre, d’une subjectivité à l’autre, de l’objet vers son usage possible (ou non).
JUMP, dispositif spatial conçu par l’artiste Jean-Pascal Flavien, relie deux faces d’une entité—les locaux du centre d’art et son espace numérique.

Commissaire: Céline Poulin
Dispositif d’exposition: Jean-Pascal Flavien

Avec
Julie Béna
Jean-Luc Blanc
Aleksandra Domanović
Zackary Drucker
Jean-Pascal Flavien
Christophe Lemaitre
Géraldine Longueville
Teresa Margolles
Fabio Morais
Christodoulos Panayiotou
Sean Raspet
Dennis Rudolph
The Big Conversation Space
Agnès Violeau

[Télécharger le dossier ABCC]
[Télécharger la feuille de salle]





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Archives CAC Brétigny 2003-2014


Le CAC Brétigny est un équipement de Cœur d’Essonne Agglomération et bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication—Drac Île-de-France, de la Région Île-de-France et du Conseil Départemental de l’Essonne, avec la complicité de la ville de Brétigny-sur-Orge. Il est membre des réseaux TRAM et d.c.a.

L’ABCC du CACB, Coline Sunier & Charles Mazé