«Au-delà des angles du champ»


Samedi 11 décembre 2021, 16h

Projection et rencontre avec Dénètem Touam Bona au Théâtre Brétigny

  • U+25A6-000

    Carré quadrillé

  • Pétroglyphe

  • s.n.

    Grès gravé, 20 × 12 cm

  • Roche-abris, Boigneville

    s.d. (Mésolithique)

Projection du film «2040. Au-delà des angles du champ» de Mamadou Balde, Eugène Cole et Etienne de France, suivie d’une discussion collective avec Dénètem Touam Bona.

Entrée libre sur réservation: reservation@cacbretigny.com

 

Le paysage, en tant qu’accumulation de strates, de traces et d’activités humaines, peut nous renseigner sur l’histoire d’un territoire. Il nous permet de réfléchir sur ce qui constitue un lieu, sur la manière dont on l’habite et les activités qu’on y développe, sur les futurs qu’on y projette et qu’on y bâtit. «Au-delà des angles du champ» est un projet à la croisée de l’art et de l’agriculture élaboré par l’artiste Etienne de France en collaboration avec des résidents de l’HUDA (Hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile) EMMAÜS Solidarité d’Épinay-sur-Orge. À travers des ateliers et des marches dans la région, le groupe a travaillé sur le paysage en tant qu’espace d’imaginaire et de résistance et exploré avec une attention particulière les formes cinématographiques et fictives à son entour.

Ensemble, ils ont écrit et réalisé le film «2040. Au-delà des angles du champ», fruit de leurs recherches sur le territoire. On y suit le récit de deux protagonistes qui se réveillent dans le futur et traversent un monde changé. De ces paysages et de leurs rêves, émergent des récits de planètes et des paraboles, qui résistent aux songes stéréotypés inoculés par les pouvoirs dominants. Au gré du fleuve, des gravures, des cartographies et des rencontres, de nouveaux chemins se déploient.

La projection du film sera accompagnée d’une discussion collective avec Dénétem Touam Bona, ainsi que de la présentation de l’édition Au-delà des angles du champ réalisée en collaboration avec les graphistes T&D, Tom Bücher et Délhia Dondain.

Cette rencontre sera également l’occasion de revenir sur les processus de travail et les questionnements qui ont animé le groupe durant les deux années de cette résidence.

 

Dénètem Touam Bona fait partie des auteurs afropéens, à l’identité frontalière, qui tentent de jeter des passerelles entre des mondes que vrille, aujourd’hui encore, la «ligne de couleur». Dans ses travaux et projets, il tente de faire du «marronnage» (arts de l'esquive des esclavisé.e.s) un objet  philosophique à part entière: une expérience utopique à partir de laquelle penser le monde contemporain. Collaborateur régulier de l’Institut du Tout-Monde et de revues (Africultures,...), il est l’auteur d’un essai philosophique et littéraire, Fugitif, où cours-tu? (PUF), consacré aux marronnages (fuites et résistances des esclaves) et à ce qu’il appelle la «fugue»—les formes de résistance furtives. Dans ses travaux et projets, Dénètem Touam Bona tente de faire du «marronnage» un objet  philosophique à part entière: un modèle pour penser le monde contemporain. Il publie à la rentrée 2021 Sagesse des lianesCosmopoétique du refuge, versant philosophique du projet d’exposition «La Sagesse des lianes» qu’il présente jusqu’au 9 janvier au Centre international d’art du paysage Île de Vassivière.

Avec le soutien du département de l’Essonne et du Service du Développement et de l'Action Territoriale de la DRAC Île-de-France.

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