[co-]

Marie Preston

  • U+33C7-000

    Co disposé en carré

  • Une voie communautaire

    Titre

  • s.n.

    Impression noire, 1,4 × 1 cm

  • Une voie communautaire: les écoles de la Villeneuve de Grenoble

    1979

«C’est parce que l’injonction à la collaboration est toujours plus présente, qu’il est nécessaire de réfléchir à ses conditions de mise en oeuvre, aux enjeux et aux attentes qu’elle sous-tend.

À l’occasion de la tenue d’une «école erratique» qui avait réuni une institutrice, une assistante spécialisée des écoles maternelles, une animatrice, François Deck, concepteur de ce dispositif et moi-même, il avait été question des différentes coopérations possibles entre les corps de métiers agissant auprès des élèves. Cette expérience nous a permis de partager les difficultés temporelles et statutaires à travailler ensemble.

Avec [co-], je propose de poursuivre cette expérience en menant une enquête sur «l’école ouverte». Dès 1969, cette initiative du mouvement d’éducation populaire née après-guerre, les «Francs et Franches camarades» proposent de créer dans une «unité de lieu une unité d’éducation» (Noëlle Monin) globale et co-éducative reposant sur une relation coopérative entre école et loisirs, entre élèves, enseignants et parents, entre les classes d’âges, entre dedans (l’école) et dehors (la ville).

Certaine de ces écoles, notamment la Maison des Buttes construite en 1972 à La Villeneuve de Grenoble s’inscrit dans un plan d’urbanisme global qui tente à échelle 1 la mise en oeuvre d’une utopie, une forme de vie communautaire. Les pédagogues engagés auprès des architectes en charge de ce projet, Rolande et Raymond Millot venaient quant à eux des écoles expérimentales du vingtième arrondissement de Paris. Un réseau d’expériences entre l’Île-de-France et les régions françaises s’est alors constitué, espérant refonder les espaces et les méthodes éducatives.

Il s’agira donc d’aller à la rencontre des personnes y ayant contribué, à Paris, à Grenoble et ailleurs, de porter une attention particulière à l’organisation de l’espace (architectural et urbanistique) et à la pédagogie alternative qui y était proposée afin de poursuivre la réflexion engagée avec Un compodium (2016-2017) sur les pédagogies alternatives et leur rapport aux pratiques artistiques coopératives et de co-création.» (Marie Preston)

Ce projet est réalisé en collaboration avec l'Accueil de loisirs Mik'Ados (Brétigny-sur-Orge), Le Grand Café—centre d’art contemporain (Saint-Nazaire) et le lycée expérimental de Saint Nazaire.

Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et docteure en Arts plastiques et Sciences de l’art, Marie Preston développe depuis 2003 un travail artistique et une recherche fondés sur des rencontres avec des personnes a priori non artistes. Photographies, sculptures, performances et films prennent forme selon des modalités diverses allant de la restitution d’expérience à des actions collectives. Marie Preston est maître de conférences à l’Université Paris 8 Vincennes—Saint-Denis et membre de l’équipe Teamed (Équipe de recherche Esthétique des nouveaux médias/Laboratoire Arts des images et art contemporain—EA4010). Elle a bénéficié d’une exposition personnelle à Mains d’Œuvres en 2014 et a récemment participé aux expositions «Commérages» au MAC VAL en 2015; «L’Heure des sorcières» au Quartier (Quimper) en 2014; à «Tropicomania: la vie sociale des plantes» à Bétonsalon—Centre d’art et de recherche (Paris) en 2012, à «Brigadoon» à La Tôlerie (Clermont-Ferrand) en 2013. Son projet Le Pommier et le Douglas, exposé chez Treize (Paris) en 2013 a rejoint la collection du Centre national des arts plastiques.

Agenda

  • Sur rendez-vous

    Rencontre avec Marie Preston

    Marie Preston mène depuis 2015 une recherche autour de l’histoire et des fonctions du métier d’ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles). Sur le territoire du CAC Brétigny et afin d’initier une expérience artistique localement, elle propose aux personnes concernées par des questions pédagogiques (maternelle et élémentaire) de réfléchir à l’interdépendance des différents acteurs qui accompagnent les élèves et aux formes coopératives qui pourraient en découler.